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Les bourgeons sont là dès l'été, attendant le froid hivernal qui provoquera la levée de dormance et le débourrement.
Alors, un bourgeon, qu'est-ce exactement?
· Ce que nous voyons sont les écailles qui protègent un ensemble de cellules, le méristème, embryon de rameau ou de fleur. Examiner un rameau, de hêtre par exemple, permet de reconstituer l'histoire d'un arbre ou, tout du moins, de comprendre sa croissance.
· Deux sortes de bourgeons: à l'extrémité du rameau, le bourgeon apical ou terminal. C'est par lui que la branche, ou l'arbre pour le bourgeon au sommet du tronc, va s'allonger. Les autres sont des bourgeons axillaires qui donneront de nouveaux rameaux adjacents.
· Sous les bourgeons, une petite cicatrice a été laissée par la chute de la feuille. Chaque feuille "abrite" un bourgeon. Tous ne se développeront pas nécessairement. Certains peuvent rester dormants pendant des années.
· Plus bas, une série de fines rides circulaires sont les cicatrices des écailles du bourgeon de l’année précédente. Elles permettent de "mesurer" l'âge du rameau.
· Le bourgeon est donc un rameau embryonnaire (ou une fleur), c'est lui qui va produire les feuilles avec, à leur aisselle, un nouveau bourgeon contenant des cellules embryonnaires.
· Donc, sur les arbres à feuillage caduc, seuls les rameaux de l'année portent les feuilles, indispensables pour nourrir l'arbre par photosynthèse. Les arbres sont donc "condamnés" à grandir.
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