Circuit 1
Borne n°08:  le Pouhon Pia.

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Natura 2000 et les ruisseaux.

 

 

Pia serait le nom d’une ancienne famille spadoise. Pouhon désigne ces eaux carbogazeuzes et ferrugineuses, comme celles de la Géronstère.
Si vous avancez de quelques mètres vers l’ouest, vous découvrirez l’exutoire du pouhon: regardez la coloration du fond du ruisseau à cet endroit. Brun-rouille!

 

Restez là. L’arbre à vos côté est un aulne. Ces arbres aiment l’humidité et poussent naturellement au bord des cours d’eau.
Sur les racines des aulnes sont fixées des nodosités abritant le Frankia, champignon capable de fixer l’azote de l’air. A sa mort, le Frankia libérera cet azote dans l’eau. Les plantes, en aval, profiteront alors du travail de ce champignon.
Ce petit exemple permet de comprendre l’importance de tenir compte des cours d’eau lors de l’établissement du réseau Natura 2000.

 

 

 

 

Facile à reconnaître, la feuille de l’aulne présente une échancrure au sommet de son limbe.

 

Il faut à présent revenir sur vos pas jusqu’au diverticule sur la route des sources. Il paraît que lorsque les pieds sont fatigués, après une bonne marche, il faut les envelopper de feuilles d’aulne et tirer le bas dessus.
C’est le moment ou jamais!

La légende du ru du Pendu.

Et oui! C’est ainsi que se nomme ce petit ruisseau dans lequel s’écoule l’eau du pouhon.
Voici la légende qui lui a valu ce nom étrange.

 

 

C’est le printemps. Un nouveau berger doit être élu. Ils sont deux. L’un, Léonard, a le rire facile, un bagout qui plaît. Ce sera lui. Et l’autre, alors ? Noël, c’est son prénom, accepte. Mais veille. Et surveille. Et trouve : Léonard vole. Léonard tue des moutons, prétextant une maladie et vend la viande pour son seul bénéfice. Léonard est accusé, jugé et condamné à être pendu. Au moment du supplice, il offre, un curieux sourire aux lèvres, une très belle cape à son accusateur.

Noël a peur et n’ose la mettre. Jusqu’au jour où, voulant impressionner une jeune fille dont il est amoureux, il la revêt pour aller au village. Le lendemain, on le retrouva pendu ! Son neveu et héritier, Noël lui aussi, attendra des années avant de porter le vêtement, un dimanche, pour se rendre à la messe. Après l’office, c’est, bien sûr, le passage au cabaret. Mais Noël est sombre et, quittant brusquement ses compagnons, se dirige vers l’arbre des supplices et se passe la corde autour du cou ! Heureusement ses amis interviennent à temps.

Quelques mois plus tard, Noël est en retard pour la messe. En chemin, il rencontre un homme et échange sa cape contre le mérite que celui-ci a gagné en se rendant aux vêpres. L’homme ment, ne s’y étant pas rendu, mais Noël ne l’apprendra qu’une fois arrivé au village. Sur le chemin du retour, il trouve le menteur… pendu. Noël récupère son bien, est soupçonné de meurtre, accusé puis innocenté mais finit, toujours vêtu de la cape, par se pendre. Et de quatre !

Les années passèrent. Le vêtement, gardé en témoignage de ces étranges évènements ne fut plus porté. Jusqu’au jour où un Anglais, un Lord, en fit l’acquisition. Ce monsieur avait une jeune et belle femme et un « ami » qui la courtisait ! Nul ne sait ce qui se passa mais l’on retrouva le présumé amant pendu à un arbre, tout près d’ici, vêtu de la cape…

 

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