Au nord, nord-ouest, apparaissent les premières maisons de Spa. Très vite, autour des habitations humaines, le paysage végétal change, des plantes rudérales s’installent, prouvant l’influence humaine sur la composition du sol.
La grande ortie Urtica dioica, bien connue pour ses poils urticants renfermant de l’acide formique, est une plante nitrophile. Elle a besoin d’un sol riche. Les Romains craignant le froid de nos régions, l’avaient emmenée dans leurs bagages et la semaient autour de leurs camps. Ils s’en frottaient le corps pour activer la circulation sanguine !
Elle est l’hôte de nombreuses chenilles dont la Petite Tortue (Aglais urticae), le Paon de Jour (Inachis io), le Vulcain (Vanessa atalanta).
Schéma: Spa monopole
La première zone de protection fut établie en 1889 autour du pouhon Pierre le Grand, au cœur de Spa.
Ces zones se sont étendues au fil du temps et, depuis 1990, ont abouti à la définition de différents périmètres bénéficiant de mesures de protections précises.
L’eau est un bien précieux et les réserves ne sont pas, contrairement à ce que d’aucuns pensent, inépuisables.
Nous devons non seulement protéger ces réserves mais apprendre à les gérer.
Schéma: Spa monopole
Quelques pas vers le nord-est pour trouver l’avenue Belle-Heid qui longe le Domaine de la Havette du Comte du Chastel.