Circuit 2
Borne n°13:  la Feuillée J. Janin.

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Le Hêtre.

Nombreux sont les animaux qui se nourrissent de faines: sangliers, écureuils, mulots, oiseaux...

 

 

Le pic épeiche Dendrocopos major: bigarré, avec son dos noir et blanc et les sous-caudales rouges, c’est le plus répandu et le plus courant de nos pics. Éclectique, faines et glands ne sont que partie de son menu: insectes, larves, œufs, oisillons et même de la sève qu’il récolte en perçant l’écorce des jeunes arbres. Dès janvier, les tambourinages fréquents résonnent; le pic épeiche marque son territoire. En mars, des coups de bec différents se font entendre lorsqu’il fore son nid, aidé de la femelle.

 

 

 

 

Photos (2): Philippe Pulce

La sittelle torchepot Sitta europaea: Si jolie avec son bandeau noir sur l’œil, cet oiseau a la drôle d’habitude de descendre, tête en bas, le long des troncs à la recherche des petits insectes cachés sous l’écorce. Les faines, glands et baies pallient le manque de proies durant l’hiver. Le couple semble rester uni pour la vie et défend ardemment son territoire. Le nid est construit dans un creux d’arbre ou un ancien trou de pic. Si l’orifice est trop large, la sitelle rétrécit l’ouverture à sa mesure avec de la terre. Excellent maçon, ses ouvrages résistent plusieurs années.

 

 

 

 

Faines pour les cochons, huile de faines pour l’alimentation ou les "crassets" servant à l’éclairage, ou encore "pétées" dans un four comme des châtaignes, l’homme consommait lui aussi les fruits du hêtre. Pourtant, l’avènement de l’industrie du fer dans la région a vu l’étendue des forêts de hêtres diminuer de façon drastique.

 

Le chemin mène à la route des fontaines qu’il faudra prendre vers le sud-ouest pour trouver le chemin de Tahanfagne.

La fabrication du charbon de bois.

Le sous-sol ardennais est riche en fer, nous l’avons vu. Ce fer était traité dans des forges qui réclamaient leur part de combustible. 150 tonnes de fer à traiter demandaient 750 tonnes de charbon de bois ou 2250 tonnes de bois vert!

 

 Photos du livre "Entre les foins et la moisson"
ASBL « Le cheval de trait ardennais »


Le bois était mis en tas, larges de plusieurs pas, et recouverts de feuilles et terre avec, au centre, une cheminée, un trou laissé par le retrait d’un tronc et qui laissait échapper la fumée. La couleur de cette fumée indiquait aux charbonniers le degré d’avancement de la fabrication du charbon, cette cuisson à l’étouffée, sans flamme ni cendres.

 

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