Promenade 4
Borne n°02:  le chemin du Sana.

Accueil PromenadeSituation géographiqueTracé promenade< Borne précédenteBorne suivante >

Les eaux de type "Reine".

La fagne de Malchamps est un plateau. L’eau qui l’alimente est donc d’origine exclusivement météorique. Cette eau de pluie va traverser ce filtre naturel et, après un voyage souterrain assez court (d’une à plusieurs années), former des nappes aquifères. Ces eaux minérales naturelles de type « Reine » sont très faiblement chargées en sels minéraux.

 

Fagne de Malchamps
Sables 50 millions d'années
Argile à silex 100 millions
d'années
Roches déminéralisées 500 millions d’années

  

 

Le sous-sol de la région se caractérise par des roches pauvres en minéraux solubles et par la présence d’argile. Nous sommes donc dans un milieu acide, à drainage imparfait. A ces conditions déjà peu favorables il faut ajouter un climat particulier. En effet, les vents dominants, du sud, sud-ouest, sont chargés d’humidité. Rencontrant l’obstacle du plateau ardennais, les masses d’air s’élèvent, refroidissent. La vapeur d’eau se condense. Le brouillard et les nuages naissent, phénomène encore accentué par l’évapotranspiration des végétaux qui consomme de l’énergie et augmente la quantité d’eau dans l’air.

 

Ainsi, d’une manière générale, nous allons rencontrer, avant les villages et les milieux rudéraux (décombres, terrains vagues), des plantes frugales, aimant l’humidité et adaptées à un milieu acide.
C’est notamment le cas de l’épicéa, Picea abies. Peu exigeant, aimant l’humidité et résistant au froid (jusque –50°), l’épicéa n’est pas indigène en Belgique mais a été importé d’Eurasie au milieu du 19e siècle afin de rentabiliser les terres incultes du Haut-Plateau.

 

 

Dans le sous-bois et sur le bord du chemin poussent l’oxalis, la fougère aigle, la fougère des montagnes, la digitale pourpre...

L’or bleu et l’or vert.

Intimement liés, la forêt et l’eau douce nous sont indispensables. Si l’eau couvre les 3/4 de la planète bleue, l’eau douce disponible ne représente que 2,5 pour cent de l’eau planétaire. En Wallonie, la majeure partie de l’eau de distribution provient de l’eau souterraine: elle est puisée dans les aquifères. C’est dire l’importance économique et sociale que représentent les nappes d’eau souterraine.
Grâce à sa géomorphologie et à sa position géographique, la Wallonie reçoit 15 milliards de m3 d’eau de pluie par an dont 6.500 millions retournent dans l’atmosphère par le biais de l’évaporation ou la transpiration des végétaux (évapotranspiration) et 550 millions s’infiltrent, formant ainsi notre stock d’eau souterraine renouvelable. Nous y puisons entre 370 et 390 millions de m3 chaque année, soit près de 70% de l’eau souterraine disponible chez nous

 

La couverture végétale présente un intérêt majeur pour la formation de ces nappes. En effet, la déforestation à grande échelle est une cause d’érosion intense. L’eau n’est plus freinée dans sa chute, elle rebondit sur le sol, arrachant des particules de terre et les emportant avec elle en ruisselant. L’administration forestière limite la surface des coupes à blanc.
Les racines des arbres sont favorables à une désagrégation du sol permettant à l’eau de s’infiltrer facilement dans les couches supérieures.
Enfin, les végétaux prennent une part importante dans le cycle de l’eau: les racines puisent l’eau des couches superficielles, et l’envoient, chargée de sels minéraux, vers les branches et les feuilles. Celles-ci, de même que l’écorce ou les tiges, possèdent de petites ouvertures, les stomates, permettant les échanges gazeux et notamment la transpiration du végétal. Les arbres ont ainsi un rôle important à jouer dans le cycle purificateur de l’eau ainsi que dans le maintien de l’équilibre entre les différents réservoirs de ce cycle: eau océanique, eau atmosphérique, eau biologique, eau continentale de surface et souterraine.

 

Accueil PromenadeSituation géographiqueTracé promenade< Borne précédenteBorne suivante >