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Promenade 4 Borne n°03: le chemin Nélys. |

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Fleurs des bords de route. |
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Sur les bords des chemins forestiers, la végétation est souvent différente de celle présente en forêt. Plusieurs raisons à cela: la présence de fossés, drainant l’eau, l’apport de matériaux pour stabiliser la route forestière, l’ouverture dans la couverture arborée provoquent un ensoleillement plus long, un sol
plus sec et une composition différente, plus riche.
Ainsi, sur les bords du chemin, au carrefour en-dessous de la borne, se trouvent des plantes telles que la germandrée scorodoine, le pissenlit, la pâquerette, les orties, des framboisiers et des ronces, l’antrisque des bois, le lierre terrestre, la renoncule âcre, le géranium herbe à Robert,...
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Le géranium «Herbe à Robert», Geranium robertianum, est caractéristique des bois, rocailles et vieux murs. Aussi nommé bec de grue ou fourchette du diable, la « fleûr du rénètes »
est
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L’alliaire officinale, Alliaria officinalis, à gauche, et l’anthrisque des bois, aussi nommé cerfeuil sauvage ou cerfeuil d’âne, Anthriscus sylvestris, ci-dessous, croissent en lisières des bois frais rudéralisés (c-à-d ayant subi l’influence humaine) et indiquent la présence d’azote. Si l’anthrisque provoque des troubles cutanés, l’alliaire est un excellent antiseptique mais, comme beaucoup de crucifères, perd ses propriétés à la dessiccation.
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une plante médicinale employée pour lutter contre les hémorragies. Son nom d’espèce est lié à ces propriétés. Il viendrait soit de ruber = rouge, soit de Ruper, pour l’évêque de Salzbourg à qui l’on attribue la découverte des propriétés médicinales de cette plante.
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Le lierre terrestre, Glechoma hederacea, à gauche, et la renoncule âcre, ranunculus acris, à droite, sont typiques des bords de chemins et des prairies. Le premier, l’ « êsse », est une plante médicinale permettant de lutter contre des maux aussi variés que la fièvre, l’obésité ou la bronchite! Le « boton d’ôr », par contre, est toxique. Accusée de faire pisser le sang aux vaches (excusez l’expression), les paysans la nommaient « r’noncule scélèrate »!
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Au tout début du printemps, les fleurs sont rares mais l’on trouve très tôt les fleurs du noisetier, celles du saule ou le tussilage.
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Les bourdons. |
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Contrairement à ce que d’aucuns pensent, les bourdons ne sont pas les mâles des abeilles. Cette erreur est cependant compréhensible, les mâles des abeilles à miel étant nommés faux-bourdons!
Abeilles et bourdons sont des hyménoptères: ils ont deux paires d’ailes membraneuses et, souvent, une « taille fine », à l’exception du sous-ordre des mouches à scie, les symphites.
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Dans l’ordre immense des hyménoptères, les abeilles, Apoidea, forment un groupe très important dont toutes les espèces se nourrissent de miel (pollen et nectar). On distingue trois groupes au sein des apoidés: les abeilles parasites, les abeilles solitaires et, ce qui nous intéresse ici, les abeilles sociales dont nos bourdons font partie, au même titre que l’abeille à miel, Apis mellifera, qui n’est pas une espèce indigène à proprement parler mais fut importée d’Asie il y a bien longtemps.
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Les bourdons, Bombus, sont donc des abeilles sociales. Gros, lourds, velus et bruyants, ils forment des colonies avec une grosse reine fondatrice et plusieurs petites femelles qui pondent aussi. Ils font leur nid dans un creux, un trou de mulot abandonné par exemple, qu’ils garnissent de mousse et d’herbe.
Pacifiques, les bourdons se laissent facilement observer lorsqu’ils butinent, inlassables, sortant même par temps gris et froid. Principaux responsables, avec les abeilles, de la pollinisation des plantes à fleurs colorées, les bourdons ont un rôle primordial à jouer dans les écosystèmes. Et pourtant...
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 Gesse de montagne, Lathyrus linifolius. Fabaceae.
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… les abeilles et bourdons sont en nette régression, principalement en ce qui concerne les espèces à langue longue, liées aux fleurs à corolle profonde comme les légumineuses (fabacées). Ceci n’est pas étonnant lorsque l’on sait que la surface totale occupée par la culture de légumineuses est passée, en Belgique, de 178.000 ha en 1908 à 3.200 ha en 1985!
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