Promenade 4
Borne n°08:  le ru du Vieux Spa.

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Une plante parasite.

A vos pieds se trouve une jolie fleur jaune. C’est le mélampyre des prés, Melampyrum pratense. Les feuilles sont entières, sessiles (sans pétiole), opposées, linéaires et lancéolées. Les fleurs, caractéristiques, sont disposées par paire, orientées du même côté, à l’aisselle de bractées foliacées (petite « feuille » située à la base du pédoncule de la fleur). Le calice est formé de deux lèvres fermées. Son nom latin, melampyrum, signifie blé noir, pour la couleur et la forme de la graine. Mais il n’y a pas que la graine qui noircit. La plante toute entière prend cette teinte à la dessiccation.

 

Le mélampyre des prés est vénéneux. La graine contient de l’aucubine extrêmement toxique pour les insectes surtout, mais aussi parfois pour les animaux à sang « chaud ». L’aucubine peut être utilisée pour lutter contre les poux.
La « Fleûr du boûre » avait la réputation de communiquer sa couleur au beurre aux temps où les herbages trop pauvres donnaient un beurre trop blanc.
C’est une plante hémi-parasite. Capable d’effectuer la photosynthèse, contrairement aux plantes parasites comme le sucepin, elle profite néanmoins des graminées ou autres herbacées, en parasitant leurs racines, pour l’apport des minéraux. Cette scrophulariacée, mellifère, croît en lisières des chemins, dans les landes, de préférence sur sols siliceux.

 

 

Le sucepin, Monotropa hypopitys, est une plante sans chlorophylle qui parasite les racines des arbres.

  

 

Le maïanthème à deux feuilles, Maianthemum bifolium, aussi nommé « petit muguet », est, comme le muguet, une plante toxique. Facile à reconnaître avec sa courte grappe de fleurs, terminale, et surtout ses deux, rarement trois, feuilles en cœur, alternes, longuement pétiolées, le maîanthème aime les sols argileux, riches en humus et indique une légère acidité du sol.

 

Nombre de fleurs sont toxiques. Il est important d’en avertir les enfants: ne jamais en manger, se laver les mains après en avoir cueilli.

Arbres et légendes.

La légende du sureau.

  

Il était une fois… un roi. Un roi avec un royaume, des serfs, des vassaux, des rivaux, une armée, une couronne,… bref un roi comme les autres. Quoique!
Ce roi avait tout de même une particularité: un bonnet. Un bonnet qu’il ne quittait jamais, ni pour manger, ni pour dormir, ni même pour se laver. Bref, personne n’avait jamais vu le roi sans son bonnet. Personne?
Si. Un seul savait le terrible secret du roi. Son barbier. Mais le roi l’avait prévenu: s’il parlait, il lui ferait couper la tête. Et le pauvre homme se taisait. Mais le secret était lourd, très lourd, trop lourd. Car voyez-vous, le roi, sous son bonnet, le roi cachait des oreilles d’âne! Des oreilles énormes! Et velues! Et pointues!
Le barbier étouffait sous son secret. Un jour, n’y tenant plus, il s’échappa dans le parc du château et là, vérifiant que personne ne pouvait l’entendre, il confia, pouffant de rire entre chaque mot, son secret aux arbres: pffrrrr! Si vous saviez! Pffrrr! Le roi! Pffrrrr! Le roi a des oreilles…. Pffrrrr… longues, mais alors longues…. Pffrrrr! Et Velues, très, très velues!
Après cette confidence, le barbier, soulagé, se sentit revivre et continua à garder le terrible secret du roi.
Les mois passèrent. Un jour, le roi annonça son intention de trouver un mari convenable pour sa fille. Pour cela, il décida d’organiser une fête somptueuse et d’y convier tous les prétendants des royaumes avoisinants. Il voulait bonne chair, du vin et de la bière, des danses, des clowns, des poètes et des chansons!
Parmi les musiciens conviés pour animer la fête, se trouvait un jeune joueur de flûte, un jeune homme courageux mais aussi étourdi.
Plutôt que de suivre l’exemple de ses aînés et d’arriver plusieurs jours à l’avance, il perdit du temps en chemin à poursuivre un sanglier, cueillir des fruits ou regarder la lune. Il arriva le jour même, déjà presque en retard. Et là! Catastrophe! Il se rendit compte qu’il avait oublié sa flûte.
Qu’allait-il faire? Le roi le ferait pendre pour cela! Il lui fallait une flûte. Tout de suite. Le jeune homme, paniqué, tournait en rond dans le parc quand soudain, il aperçut un arbre près de lui, celui-là même qui avait reçu les confidences du barbier. Mais cela, le jeune homme l’ignorait. Ce qu’il savait, c’est que cet arbre était un sureau. Et que le sureau était le meilleur arbre pour fabriquer une flûte. Vite, il coupa une branche bien droite, ôta habilement la moelle au centre de la branche, perça quelques trous et, sans plus avoir de temps pour essayer son instrument, fila retrouver les autres musiciens.
Soulagé, à nouveau sûr de lui, le jeune homme s’inclina devant le roi et la princesse, leva sa flûte et se mit à souffler... Et alors, à la stupéfaction générale, plutôt qu’égrener des notes légères, la flûte entama une chanson: « π ππLe roi a des oreilles longues πet poilues comme πcelles d’une âne… πsous son bonnet, le roi πa des oreilles longues πet poilues comme celles d’un πâne….π ππ».

 

Je vous laisse imaginer comment cette histoire a fini.

Ce que je sais, c’est que jamais, au grand jamais, il ne faut confier de secret au sureau!

 

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