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Le chèvrefeuille des bois, Lonicera periclymenum, doit son nom latin à Lonitzer, médecin et botaniste allemand. Aussi nommé herbe à la vierge ou barbe-de-chèvre, c’est une plante grimpante facilement identifiable avec ses feuilles ovales, entières qui apparaissent avant la fin de l’hiver et ses fleurs jaune pâle, souvent teintées de rouge. Si les baies sont toxiques, les feuilles et fleurs ont une action antiseptique et diurétique.
Capable de vivre 40 ans, sa tige volubile s’enroule solidement autour des troncs minces des jeunes arbres. Ceux-ci continuent cependant leur croissance, en hauteur mais aussi en largeur, remplissant peu à peu les intervalles entre les spirales du chèvrefeuille. A la mort de celui-ci, l’arbre restera marqué, le tronc étrangement creusé. La « rampe du hâye » s’enroule toujours dans le sens des aiguilles d’une montre.
Madame de Sévigné écrivait « chèvrefeuil » car elle le voyait résolument masculin!
Le chèvrefeuille est l’hôte de diverses chenilles dont le petit sylvain (Limenitis camilla).
Son parfum se répand surtout le soir, attirant ainsi un papillon nocturne à longue trompe, capable de pénétrer le profond calice de la fleur pour la butiner: le grand sphinx de la vigne.
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