Promenade 5
Borne n°06:  la Géronstère.

Accueil PromenadeSituation géographiqueTracé promenade< Borne précédenteBorne suivante >

La glaciaire et le déferriseur.

Derrière le restaurant, au bout du bâtiment, vous apercevez une grille. Celle-ci ferme l’accès à une glaciaire. Dans cette cave, protégée de la chaleur extérieure par un couloir coudé, la glace était entreposée. Aujourd’hui, entretenue comme témoignage du patrimoine régional, la cave est vide mais, de temps à autres, une chauve-souris s’y tient. Il s’agit, pour ces petits mammifères, d’un lieu d’escale, entre les sites d’été, de reproduction et ceux d’hivernage.

 

En Région Wallonne, toutes les chauves-souris sont protégées par la loi ; mais pour ces espèces, interdire la capture, le commerce et le dérangement ne suffit pas. Il est impératif de protéger de manière durable leurs habitats et ce, tout au long de leur cycle saisonnier. A quoi cela servirait-il d’empêcher la destruction d’une espèce si celle-ci ne trouve pas de sites où se nourrir, de gîte pour se reproduire, d’abri où hiverner?

Photo: F. Forget - Plecotus

Après la guerre 14-18, la ville de Spa, ayant réuni pour un temps les sources du Hornay et de la Géronstère, avait réussi à obtenir un débit suffisant pour que cette eau serve d’appoint à l’eau de distribution de Spa.

 

Petit inconvénient cependant: cette eau est très chargée en fer. Imaginez le mécontentement des ménagères en en voyant leur évier se parer d’un beau brun rouille comme la cuve sous la source de la Géronstère ! Il était indispensable de déferriser cette eau. C’est la fonction de ce creux rempli de roches. Vous avez devant vous un déferriseur naturel!
Le principe est simple: l’eau ruisselle sur les pierres en cascade. Ce faisant, elle se charge en oxygène et libère son gaz carbonique, permettant ainsi l’oxydation du fer qui se dépose.
Rudimentaire? Oui, sans doute! Les systèmes utilisés de nos jours, notamment par Spa Monopole, sont nettement plus sophistiqués et réellement ingénieux.

Comprenez-vous l’expression « avoir une santé de fer »?

Le ru Meyerbeer.

La promenade que vous suivez, longe un ruisseau nommé Ru Meyerbeer en mémoire du célèbre compositeur d’opéras qui aimait se promener, à dos de baudet, dans ce cadre enchanteur qui l’inspirait.

Dans le cycle de l’eau, sur les 15 milliards de m3 d’eau qui tombent en Wallonie sous forme de pluie ou de neige, 6 millions et 1/2 s’évaporent directement, depuis le sol, la surface des cours d’eau ou indirectement, par le biais de la transpiration des végétaux et, dans une moindre mesure, des animaux.
Le rôle des végétaux, des forêts, dans le cycle de l’eau est primordial. Les racines puisent l’eau, dans la couche superficielle du sol et, par les vaisseaux, l’envoient, chargée de sels minéraux, principalement vers les feuilles, siège de la photosynthèse. Celles-ci, de même que les différentes parties des plantes, possèdent de petites ouvertures, les stomates (pour les feuilles) et les ostioles (pour tiges et écorces), permettant les échanges gazeux. C’est par ces orifices que l’eau, filtrée par ce cycle, est transpirée et évaporée.

D’autre part, la couverture végétale et, au sol, la litière qu’elle produit, limitent l’impact des gouttes de pluie sur le sol et par là, réduisent la destruction de la structure des sols et les phénomènes d’érosion. En effet, chaque goutte, par son impact de chute, peut causer la destruction de particules du sol (agrégats) , enlever les particules fines avec les éléments nutritifs qui y sont associés.
Les arbres, par cet effet « parapluie » et par l’action mécanique des racines qui créent des fissures dans le sol, participent grandement au pouvoir d’infiltration de l’eau et donc à l’alimentation des nappes souterraines dans lesquelles nous puisons la majorité de notre eau de distribution.

 

Accueil PromenadeSituation géographiqueTracé promenade< Borne précédenteBorne suivante >