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C’est le printemps. Un nouveau berger doit être élu. Ils sont deux. L’un, Léonard, a le rire facile, un bagout qui plaît. Ce sera lui.
Et l’autre, alors ? Noël, c’est son prénom, accepte. Mais veille. Et surveille. Et trouve : Léonard vole. Léonard tue des moutons, prétextant une maladie et vend la viande pour son seul bénéfice.
Léonard est accusé, jugé et condamné à être pendu. Au moment du supplice, il offre, un curieux sourire aux lèvres, une très belle cape à son accusateur.
Noël a peur et n’ose la mettre. Jusqu’au jour où, voulant impressionner une jeune fille dont il est amoureux, il la revêt pour aller au village. Le lendemain, on le retrouva pendu !
Son neveu et héritier, Noël lui aussi, attendra des années avant de porter le vêtement, un dimanche, pour se rendre à la messe. Après l’office, c’est, bien sûr, le passage au cabaret. Mais Noël est sombre et, quittant brusquement ses compagnons, se dirige vers l’arbre des supplices et se passe la corde autour du cou ! Heureusement ses amis interviennent à temps.
Quelques mois plus tard, Noël est en retard pour la messe. En chemin, il rencontre un homme et échange sa cape contre le mérite que celui-ci a gagné en se rendant aux vêpres. L’homme ment, ne s’y étant pas rendu, mais Noël ne l’apprendra qu’une fois arrivé au village.
Sur le chemin du retour, il trouve le menteur… pendu. Noël récupère son bien, est soupçonné de meurtre, accusé puis innocenté mais finit, toujours vêtu de la cape, par se pendre. Et de quatre !
Les années passèrent. Le vêtement, gardé en témoignage de ces étranges évènements ne fut plus porté.
Jusqu’au jour où un anglais, un Lord, en fit l’acquisition. Ce monsieur avait une jeune et belle femme et un « ami » qui la courtisait !
Nul ne sait ce qui se passa mais l’on retrouva le présumé amant pendu à un arbre, tout près d’ici, vêtu de la cape…
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