Promenade 7
Borne n°11:  le gué des Artistes.

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Le domaine de La Havette.

Nous voici à l’entrée de la ville de Spa. Elle est citée pour la première fois en 1335, et son nom s’orthographiait Spas, Spaiz ou Spau. A partir du XVIe siècle, le village jouit d’une renommée internationale : des médecins et des professeurs de France, d’Angleterre et d’Italie viennent étudier les eaux de Spa. Rien ne permet de dire que les eaux étaient connues hors du village avant cette époque. Spa, Ville d’eau, connaît son apogée entre 1717 et 1792. C’est à ce moment là que de nombreux voyageurs illustres viennent à Spa, comme Pierre le Grand en 1717 et qu’on lance les bains ferrugineux : Spa devient une ville digne de ce nom.

Gravure de "Les Eaux de Spa" - L.M. Crismer

 

L’ Etablissement des Bains de la place royale est inauguré en 1868. Spa est toujours renommé à l’heure actuelle pour ses thermes et ses eaux : Spa Barisart, Spa Reine et Spa Marie-Henriette, et, depuis peu, Clémentine.

Image extraite de "Rues et Promenades de Spa" GE Jacob

Vous allez longer une propriété appelée « le domaine de La Havette ». En 1871, ce domaine a appartenu à Frederic Charles Desmanet de Biesme qui a aménagé près du château (aujourd’hui disparu) un magnifique étang de plus d’un hectare. Ensuite, ce sera le comte Alberic du Chastel de la Howarderie qui occupera les lieux. Dans les années 50, la ville de Spa y inaugure un jardin zoologique. Ce parc animalier ferme ses portes quelques années plus tard et sa fermeture passera presque inaperçue. On distingue encore les anciennes cages et les abris en pierre. Il y a quelques années, le parc fut aménagé pour accueillir les « Jardins secrets de Spa ». Mais cela ne dura qu’une saison.

Image extraite de "Rues et Promenades de Spa" GE Jacob

Comme nous entrons en zone urbanisée, il faut savoir que toutes les plantes que vous aller rencontrer ne sont pas sauvages : certaines espèces sont des plantes cultivées.

Les niches écologiques et l’introduction d’espèces exotiques.

L’introduction d’espèces animales exotiques peut nuire gravement aux équilibres naturels existants. Dans la nature, plusieurs espèces peuvent vivre dans un même milieu sans pour autant être en concurrence du point de vue de leur subsistance. On dit qu’ils occupent des niches écologiques différentes. Ainsi se crée l’équilibre indispensable à la survie de chaque espèce.

 

Mais il se peut qu’en introduisant une espèce de poisson ou de mammifère dans un milieu, celui-ci prenne la place d’un animal indigène dans sa niche écologique.
C’est le cas du ragondin et du rat musqué qui ont été introduits pour l’élevage et la peausserie. Mais, relâchés ou simplement évadés, ces rongeurs se sont installés dans nos régions ; ils provoquent alors des dégâts dans les berges et les digues et occupent la place de la loutre.

 

Ce phénomène existe également dans le règne végétal : la renouée du Japon, introduite en Belgique, se propage rapidement en envahissant tout au détriment d’espèces indigènes. Vous pourrez la voir, sur votre droite, au pied du petit chemin qui descend de la chapelle, en arrivant dans la ville.

 

Mais il peut survenir d’autres problèmes. Cinq écrevisses se rencontrent dans nos rivières. Une seule est indigène et fortement menacée ! En cause : la peste de l’écrevisse importée en 1860 par les bateaux mais qui, maintenant, est propagée par les espèces américaines, non-indigènes qui, non seulement résistent mieux à ce champignon, mais sont aussi plus prolifiques et plus agressives que notre écrevisse à pieds rouges, Astacus, astacus. Depuis 1999, l’Association Theutoise pour l’Environnement a mis sur pied un projet de redéploiement de l’écrevisse à pieds rouges. Infos : ATE Jevoumont 2B – 4910 Theux. 087/54.22.15 ou www.ate.be.tf

 

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