Promenade 8
Borne n°04:  chemin de Tahanfagne.

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Les chênaies Natura 2000.

Le choix des sites Natura 2000 se base sur plusieurs critères scientifiques. Ils ont été sélectionnés en fonction de la présence d’habitats ou d’espèces d’intérêt communautaire menacés ou en régression à l’échelle européenne.
Deux directives européennes dressent une liste de ces habitats et espèces.
Les vieilles chênaies acidophiles telles que celle-ci font partie de ces habitats en régression.

Viennent ensuite d’autres évaluations de l’habitat: sa représentativité par rapport aux habitats européens de même type, sa superficie, son degré de conservation ou les possibilités de restauration qu’il offre, sa valeur globale pour le maintien de ce type d’habitat. Les vieilles chênaies acidophiles sont moins représentatives (cote B) des habitats naturels wallons que les hêtraies à luzule blanche, par exemple. Dans le cas présent, en outre, la surface couverte est très réduite (cote C). Le degré de conservation est néanmoins bon (cote B) de même que l’évaluation globale (cote B).

En gardant à l’esprit que Natura 2000 se veut un réseau écologique, il est appréciable d’intégrer ces vestiges de forêt. Les vieilles chênaies acidophiles proposées comme sites Natura 2000 en Wallonie ne couvrent pas 300 hectares!

                                            

Prendre le temps de s’asseoir au pied d’un arbre. Regarder. Écouter. Tout simplement. Peut-être apercevoir l’un de ces papillons qui vivent dans les grands arbres: le Thécla du chêne ou le Grand Mars changeant, par exemple.

Deux petits rois.

Si vous entendez, en longeant la pessière, un léger sifflement, faites une pause, levez les yeux, soyez à l’affût des mouvements dans les frondaisons. Peut-être apercevrez-vous un oiseau voletant de branche en branche, déployant une activité débordante. Les yeux ont du mal à suivre ce petit animal en perpétuel mouvement. Minuscules, les roitelets ne pèsent guère plus qu’un morceau de sucre. Deux espèces nichent dans nos pessières: le roitelet huppé et le roitelet triple bandeau. Les roitelets pondent de 7 à 11 œufs, nombre important nécessaire au maintien de cette espèce si petite et fragile.

 

Le roitelet huppé, Regulus regulus, est un rien plus petit que son cousin. Il présente une calotte jaune, finement bordée de noir, sur la tête. Son chant fluet est plus mélodieux: « tout petit, tout petit, je suis », siffle-t-il au printemps. Sédentaire, il passera l’hiver chez nous.

 

Photo: R. Dumoulin

 

Comparé au huppé, le roitelet triple bandeau, Regulus ignicapillus, est un triple zéro pour le chant mais un sourcil blanc rehaussé d’une bande noire et une calotte jaune en font un oiseau joliment coloré. Contrairement à son cousin, le triple bandeau choisit le plus souvent de partir en automne, descendant vers le sud de la France ou l’Afrique du nord, évitant les rigueurs hivernales mais se lançant dans une aventure dangereuse pour cet oiseau de 5 gr!

 

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