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De tous temps, la ville de Spa a associé détente et loisirs à la notion de cure thermale. Pourtant, la cité a rencontré bien des aléas dans son évolution.
Après la chute de fréquentation due à la Révolution française et la lente remontée de la ville vers la renommée d’antan avec la construction de l’Etablissement des bains mais aussi du Pouhon Pierre le Grand en 1880, de la villa Marie-Henriette en 1885, du barrage du lac de Warfa en 1892 et de l’Eglise St Remacle en 1908, la première guerre mondiale est venue anéantir tous les efforts. Guillaume II installe son quartier général à Spa en 1918 avant de s’enfuir vers les Pays-Bas le 10/11/1919.
Puis, durant l’entre-deux guerres, la cité thermale tente de renaître de ses cendres. Au château de la Fraineuse, situé en face de cette colline, au sud-est, se tient la conférence diplomatique de la Paix. En 1921, le Chevalier de Thier fonde la société Spa Monopole. La même année voit la création du circuit automobile de Spa Francorchamps. Le golf est créé en 1930 et les premiers meetings aériens ont lieu à l’aérodrome de Spa-La Sauvenière.
La guerre vient à nouveau interrompre l’élan de la cité. L’offensive des Ardennes échoue à ses portes.
L’après-guerre verra Spa développer le thermalisme social et les activités à caractère culturel: le Festival du Théatre en 1959, le Festival de la Chanson française (1964-1983) et, dernier-né, les Francofolies (1994).
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