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Bien sûr, les besoins changent, les orientations sylvicoles évoluent au fur et à mesure des connaissances, des expériences. La logique d’hier ne s’applique plus aujourd’hui. La biodiversité est devenue un argument d’importance dans la gestion forestière et paysagère. Mais ce terme, biodiversité, est bien « jeune », moins de vingt ans, puisqu’il est apparu lors du forum national de Washington sur la Biological Diversity, en 1986.
Or le forestier qui choisit l’espèce à planter, le fait en tenant compte des conditions stationnelles locales et en vue d’une exploitation qui s’effectuera, au plus tôt, dans 60 à 80 ans. D’autre part, les connaissances ne cessent d’évoluer et d’ajouter leur lot de déductions quant au comportement des écosystèmes. Ainsi, si, à ce jour, 1.8 millions d’espèces vivantes ont été décrites, 13.000 nouvelles espèces sont découvertes, chaque année! Cela signifie uniquement que notre connaissance des espèces vivantes progresse mais non une augmentation de la biodiversité. Que du contraire: chaque jour, des espèces disparaissent à jamais.
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