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Une dernière plante typique de la tourbière haute est le rossolis, Drosera rotundifolia. Cette petite plante est insectivore, obtenant ainsi un apport de nourriture lui permettant de subsister dans ce milieu pauvre en éléments nutritifs. Ses petites feuilles rondes possèdent des poils glanduleux qui attirent les insectes (rossolis = rosée du soleil) et les engluent. La feuille va alors s’enrouler, très lentement, autour de la proie qui sera digérée. Il faudra moins de 12 heures aux éléments nutritifs pour gagner la tige et les racines.
Paradoxalement, ce sont aussi les insectes qui se chargent de la pollinisation. Une tige pouvant atteindre 20 cm porte les épis floraux, loin au-dessus des feuilles.
Chaque automne, les feuilles du rossolis disparaissent dans les sphaignes qui poursuivent leur croissance.
C’est une plante hémicryptophyte. Un bourgeon persistant au niveau du sol durant l’hiver va, au printemps, pousser une nouvelle tige, au-dessus du tapis de sphaignes et former une nouvelle rosette de feuilles.
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