Circuit 9
Borne n°10:  signes de vie.

Accueil PromenadeVue virtuelle 360°Situation géographiqueTracé promenade< Borne précédenteCircuit 10 >

Le renard.

De part et d’autre du chemin, des coulées se dessinent dans la végétation, marquant ainsi le passage régulier de mammifères sauvages. Cerfs, chevreuils, sangliers, renards: ces animaux vivent dans les forêts autour de la fagne. Bien que diurnes, en principe, ils restent cachés le jour et ne sortent qu’à la nuit tombante, lorsque le calme est revenu. C’est donc surtout le soir ou à l’aube qu’il est possible de les apercevoir.

 

  

Mais les traces, les empreintes dans le sol, attestent cependant de leur passage. Ces marques sont bien entendu surtout visibles lorsque le sol est mouillé ou couvert d’une couche de neige.

 

Le renard, Vulpes vulpes, est un animal bien connu. Sa réputation n’est pas fameuse: on lui reproche souvent d’être un voleur de poules. Et de fait, le renard est, quant à sa nourriture, très généraliste et opportuniste. Friand de rongeurs, il participe à la régulation de leur population. Il apprécie aussi les lombrics, les baies, les fruits et s’adapte aux ressources du moment. Un poulailler qui n’est pas rigoureusement protégé constitue pour lui un garde-manger de choix et il ne se prive pas.

Photo: Roger Herman

 

Nous voici presque revenus au point de départ. Reconnaissez-vous la myrtille commune, l’airelle, la bruyère quaternée, la callune qui poussent ici, autour de la borne? C’est la fagne qui vous salue!

Le renard.

Ce « défaut » prouve cependant son intelligence et ses facultés d’adaptation. Car sa réputation de ruse, le renard ne l’usurpe pas. La femelle est ainsi capable de faire mine de préparer ostensiblement un faux terrier pour détromper les prédateurs éventuels et elle n’hésitera pas à déplacer ses jeunes, les portant dans sa gueule en cas de danger. Capable de creuser un terrier, le renard préfère cependant s’éviter cette tâche et choisi souvent de s’installer en co-locataire chez le blaireau qui, lui, aménage des terriers complexes, avec maints trous et de nombreuses galeries.

 

Depuis la disparition des loups et lynx, le renard n’a plus de réel prédateur dans nos régions et seul le hibou grand duc peut s’attaquer aux renardeaux. En fait, la principale cause de mortalité du renard est la circulation routière!

Photos: Roger Herman

Dans la région des fagnes, les renards sont généralement solitaires, à l’exception de la période de rut. Et c’est la femelle qui se charge de l’élevage des jeunes. Les milieux plus favorables, aux ressources alimentaires plus riches, voient les renards vivre en couple toute l’année et si les ressources sont carrément abondantes, les renards forment alors des groupes sociaux et mènent une vie communautaire. Dans ces groupes menés par un mâle et une femelle dominante, les individus dominés, souvent des femelles, ne se reproduisent pas mais participent au ravitaillement des renardeaux.

 

Accueil PromenadeVue virtuelle 360°Situation géographiqueTracé promenade< Borne précédenteCircuit 10 >