Circuit 10
Borne n°03:  l’eau minérale.

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La protection de l’eau au fil du temps.

Imaginez, aux siècles passés, ces sources qui coulaient à ciel ouvert, sans rien pour empêcher l’eau de pluie ou les eaux de ruissellement de venir les troubler. Au mieux, certaines sources étaient équipées d’une barrière pour empêcher les bêtes de s’approcher! Ce n’est qu’en 1540 qu’une première source, la fontaine de saint Remacle, à la Sauvenière, reçut la protection d’une coupole.

Au cours du 16ème siècle, puis des 17ème et 18ème siècles, le Pouhon, au centre de Spa, subit à plusieurs reprises des dégradations. Celles-ci furent parfois provoquées par des phénomènes naturels comme un tremblement de terre, par exemple, mais le plus souvent par des travaux d’excavation entrepris à proximité. A chaque fois, effrayés de voir leur précieuse eau perdre ses qualités de limpidité et de goût, les Spadois s’adressèrent au Prince Évêque de Liège et c’est ainsi qu’en 1772, le Prince Évêque Charles Verbruck publie un premier décret réglementant les travaux autour du Pouhon.

Extrait de« Connaître Spa » - Sources minérales et fontaines de Spa – Comité Culturel de Spa

 

En 1815, le pays est sous le régime hollandais. Guillaume d’Orange décide de faire construire un bâtiment près du pouhon. Catastrophe, celui-ci disparaît (le pouhon, pas Guillaume!)! Heureusement, l’arrêt des travaux et le colmatage des excavations permet de retrouver la source. Mais la répétition de ces alertes va conduire à la création, en 1889, d’un premier périmètre de protection. On ne protège déjà plus la source mais bien l’eau souterraine qui l’alimente.

Illustration dans "Les eaux de Spa" - L. M. Crismer

Depuis longtemps existe aussi une protection, non plus de la source, mais de l’eau en elle-même. Ainsi, des édits précisent que les eaux doivent être puisées limpides, par beau temps et vent propice et sans se servir de pots sales. En 1733, un importateur anglais se voit confisquer ses bouteilles remplies alors que soufflait un vent d’est et qu’il y avait pluie et brouillard!

 

Aujourd’hui l’Eau Minérale Naturelle est protégée tout au long de son trajet souterrain depuis l’endroit où l’eau de pluie s’infiltre, c’est-à-dire ici, sur le plateau fagnard, jusqu’à la résurgence.

Un peu de botanique. Parties de fleurs.

Les pièces florales des plantes anémophiles (anemos = vent) sont souvent réduites afin de ne pas entraver le travail du vent.
Par contre, les plantes entomophiles (entomon = insecte), ont développé des pièces florales colorées pour attirer les insectes pollinisateurs.
Les pétales forment la corolle. Les sépales forment le calice et sont généralement verts. Ils se trouvent à l’extérieur des pétales. Le périanthe est l’ensemble des sépales et des pétales.

 

Le périanthe abrite les parties sexuées de la fleur: les étamines et le ou les pistils. Une étamine est composée d’une anthère, où se forment les grains de pollen, et d’un filet. C’est la partie mâle de la fleur. Le pistil, partie femelle, est composé d’un ovaire, surmonté d’un style et d’un stigmate dont la surface, plus ou moins visqueuse, retient le pollen fécondateur.

Certaines fleurs ont un pétale inférieur très développé (ou parfois deux pétales soudés) et offrent ainsi une piste d’atterrissage aux insectes.

  

Pour orienter l’insecte, les fleurs exhalent des parfum ou présentent des motifs colorés, comme le myosotis.

Le nombre d’étamines varie d’une espèce à l’autre.

Le nombre et la forme des styles et des stigmates sont aussi trs variables.

 

 

 

 

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