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Circuit 10 Borne n°05: la fagne de Malchamps. |

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Les pratiques agricoles du 16ème siècle. |
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A cette époque, les paysans ont peu de terres et, de surcroît, ce sont de pauvres sols, contenant peu de minéraux. Pour augmenter leur production, ces hommes n’ont d’autre choix que d’utiliser tous les sols disponibles. Tout naturellement, ils vont donc exploiter chaque parcelle libre.
Le paysage au 16ème siècle était bien différent d’aujourd’hui. Les forêts couvraient la majeure partie du plateau. Mais chaque taillis exploité devenait, après quelques années de repos, un champ potentiel. Ce terrain devait bien entendu être préparé et, autant que possible, fumé. Deux techniques assez semblables étaient utilisées: l’essartage et l’écobuage.
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Illustration extraite de « Mémoires des Hautes Ardennes » - N°55 – Janvier 1997 – Page 15.
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L’essartage, technique du feu courant, consistait à brûler les végétaux couvrant le sol et à utiliser les cendres comme engrais. L’écobuage représentait un travail plus important. En été, après une bonne pluie, alors que le sol est moins dur, le paysan détachait, à l’aide d’une houe à large lame, des longues mottes. Ces mottes étaient mises à sécher. Puis, fin de l’été, elles étaient entassées, formant des cônes d’un mètre de haut, la partie avec la végétation vers l’intérieur. Au cœur du cône, mousses et herbes sèches servaient à embraser les mottes. Ce travail d’incinération durait plusieurs jours
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Le paysan traçait des sillons dans le sens de la pente pour favoriser l’écoulement de l’eau et semait du seigle qu’il recouvrait de terre mêlée des cendres. La seconde année, on semait de l’orge ou de l’avoine puis, le sol déjà épuisé, il fallait laisser en jachère, durant 20 à 30 ans, cette terre si durement gagnée.
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Tous les terrains suffisamment secs et libres furent ainsi exploités. Cette technique a laissé de nombreuses traces dans le paysage de la fagne de Malchamps, le mauvais champ! Aujourd’hui, la lande sèche recouvre ces billons d’essartage, masquant les creux ou sillons et les bosses ou ados. Myrtille commune, myrtille de loup, callune, airelle et genêt caractérisent la végétation de ces landes sèches.
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Votre promenade suit le caillebotis. Des panneaux didactiques vous racontent certaines caractéristiques du paysage de Malchamps. Le dos de cette fiche est à lire lorsque vous rejoindrez le monument aux aviateurs. Vous ne pouvez pas vous tromper. Il n’y a qu’un chemin et un seul monument!
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Une jeune mare. |
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C’est à une heure du matin, le 23 avril 1944, qu’un bombardier de la Royal Air Force s’écrasait ici. Les sept membres de l’équipage ont péri. L’explosion de l’avion a créé un cratère: c’est le petit étang qui se trouve à proximité du monument.
Contrairement au palse minéral (que l’on nomme aujourd’hui lithalse), que vous venez de longer, et dont la formation, expliquée sur le panneau didactique, remonte à près de 10.000 ans, ce trou d’eau n’a que 60 ans. La végétation qui croît dans la lithalse, représentée principalement par les sphaignes, n’a pas eu le temps de coloniser cette étendue d’eau. Or les sphaignes ont le pouvoir d’acidifier leur milieu. L’eau ici est donc bien moins acide que dans la lithalse. La vie y est aussi bien plus riche: grenouille rousse, triton alpestre, dytiques, gerris, libellules...
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D’une manière générale, que ce soit des formations très anciennes ou plus récentes, naturelles ou non, la fagne est parsemée de lieux très humides, voire aquatiques: lithalses, mares, marais tourbeux… Ce sont des milieux propices aux insectes dont les larves se développent dans l’eau ou dans les sols très humides. Ainsi, les larves des libellules et demoiselles sont aquatiques. Celles des taons vivent dans les sols très humides.
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L’ordre des diptères est particulièrement bien représenté en fagne.
Les tipules, Tipulidae, souvent nommés cousins, sont des insectes au vol lourd, maladroit. Nommés en anglais « Daddy long legs », ils ont effectivement de très longues pattes. Ils ne piquent pas.
Les syrphes, Syrphidae, ressemblent à s’y méprendre aux guêpes mais n’ont qu’une paire d’ailes et n’ont pas la taille fine des hyménoptères. On peut souvent les observer, effectuant un vol stationnaire au devant de la fleur qu’ils butinent. Ils ne piquent pas, eux non plus.
Les taons, Tabanidae, ont un vol rapide. Les femelles, voraces, ont des pièces buccales en lame leur permettant de sucer le sang des grands mammifères dont nous sommes. Ils, ou plutôt elles, piquent.
Il en est de même de la famille des moustiques, Culicidae, et notamment un tout petit insecte nommé culi. Les culis, Culicoides, sont parfois tellement nombreux qu’ils peuvent se montrer très incommodants, pénétrant dans les oreilles, les cheveux, inlassables. Vous suivez le circuit jaune. Eh bien, ces insectes piqueurs apprécient énormément cette couleur. Il est donc préférable d’éviter les vêtements jaunes lorsque vous vous promenez en fagne!
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