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Circuit 10 Borne n°08: la chênaie et Natura 2000. |

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Les métiers de la forêt. |
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Illustration extraite de « Mémoires des Hautes Ardennes » - N°69 – Octobre 2000 – Page 7.
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Illustration extraite de "L'Ardenne
et l'Ardennais".
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Au printemps, alors que les jeunes feuilles apparaissent sur les chênes, un travail particulier avait lieu dans les chênaies. Dans la coupe, dégarnie de tous les arbres sauf les chênes, les écorceurs s’activaient. Munis d’un peloir, ils soulevaient habilement des bandes d’écorce qui étaient ensuite mises en tas pour sécher avant d’être envoyées aux tanneries de Stavelot et Malmedy.
Les arbres pelards étaient ensuite abattus et immergés dans une mare, traitement qui les rendaient plus résistants.
L’écorce de chêne contient beaucoup de tanin. Réduite en poudre, elle donnait le tan nécessaire pour assouplir et protéger les cuirs.
La forêt, au 18ème siècle, fut surexploitée. Les paysans transformaient, disait-on, une bonne forêt en mauvais champ. Mais avaient-ils le choix? Les quelques champs, près des villages, ne suffisaient pas pour nourrir leur famille.
Les droits d’usages en forêt étaient alors peu réglementés et les paysans profitaient de cette aubaine. Tout était bon. Il y avait le droit à l’essartage, qu’ils pratiquaient dans les coupes, avant que les taillis ne reprennent. Il y avait le droit au mort bois, autorisant les habitants à couper les essences de peu de valeur comme le sureau ou le saule; le droit aux rémanents consistait à ramasser les branches, les souches, tout ce qui restait après une coupe. Un autre droit d’usage était de mener les porcs en forêt pour la glandée.
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Tout cela a amené la forêt à un état de dégradation tel que des mesures ont dû être prises pour que, aujourd’hui, vous puissiez profiter de sa beauté et de son ombrage.
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Le long du chemin, jusqu’à la borne suivante, nous allons rencontrer de nombreuses plantes à fleurs. Certaines d’entre elles, seulement les jaunes, couleur du balisage suivi, sont décrites au dos de cette fiche.
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Quelques fleurs. |
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La potentille tormentille, Potentilla erecta, est la seule de sa famille à n’avoir que 4 pétales. Elle apprécie les sols humides et acides. Son nom vient du latin « potentia » signifiant « puissance » et se rapporte à l’importance de ses qualités médicinales. Le tanin qu’elle contient, entre autres propriétés, active la coagulation du sang.
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Le lotier corniculé, Lotus corniculatus, doit lui son nom à ses fruits qui ont, un peu, la forme de cornes. C’est aussi une plante médicinale.
La petite douve, Ranunculus flammula, aussi nommée renoncule flammette, ressemble, en nettement plus petit, au bien connu bouton d’or qui appartient à la même famille des renoncules. Les feuilles de la petite douve sont cependant entières et lancéolées. Elle aime les sols très humides, voire temporairement inondés. Comme toutes les renoncules, elle contient des substances toxiques.
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Le millepertuis maculé, Hypericum maculatum, aime les sols acides et humides. Son nom de genre vient du fait que, vues par transparence, les feuilles semblent percées de petits trous, « pertuis » en ancien français. Ce sont en fait des glandes contenant une huile essentielle. C’est une plante médicinale avec laquelle on fabrique un onguent pour soigner les brûlures. Mais attention, il ne faut surtout plus s’exposer au soleil, l’hypericine étant photosensibilisante.
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Le crépis des marais, Crepis paludosa, est peu fréquent. Il aime les sols argileux et tourbeux. C’est une composée, comme le pissenlit ou la marguerite. Cela signifie que ce qui semble être des pétales sont en fait des fleurs complètes qui n’ont qu’un seul pétale, en forme de languette dans le cas présent, chaque fleur abritant étamines et pistil. Ces fleurs très simples sont réunies en capitules.
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La matricaire odorante, Matricaria discoidea, est aussi une composée mais ses fleurs sont en forme de tubes, comme celles des chardons, par exemple. Elle contient une huile essentielle parfumée. La marguerite a des fleurs tubulaires au centre et ligulaires sur le pourtour. »
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