Circuit 10
Borne n°09:  la lisière.

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Le réseau alimentaire.

A cet endroit, au carrefour, la lisière est large, étagée et variée. De nombreux fruits mûrissent ici, au fil des mois: myrtilles, mûres sur les ronces, framboises, sorbes sur les sorbiers, cenelles sur les aubépines, graines sur les graminées,... En ajoutant le nectar des fleurs, cela représente une nourriture diversifiée pour une variété d’animaux et leurs prédateurs.
Les végétaux sont à la base de toute pyramide alimentaire. Ils sont les producteurs, le premier maillon de la chaîne trophique. Les consommateurs de premier ordre sont donc tous végétariens. Ils se nourrissent de feuilles, de nectar, de bois vivant, d’herbes...

 

Sur les fleurs, les insectes butineurs sont nombreux. L’un d’entre eux imite à s’y méprendre un bourdon. C’est une volucelle, Volucella bombylans. Elle ne porte pas de dard. Comme pour les syrphes, il s’agit ici aussi d’un diptère, avec seulement une paire d’ailes. Cette mouche dépose ses œufs dans les nids de bourdons.

La larve se nourrit des cadavres, larves ou adultes morts naturellement, qui se trouvent dans le nid, faisant ainsi office de nettoyeuse.

Le lièvre, Lepus europaeus, est un herbivore dont le menu principal est fait de graminées, plantes diverses, écorces de jeunes arbres, pousses et bourgeons. Habitant typique des champs, il apprécie aussi les lisières forestières.

 

Le second niveau trophique est celui des prédateurs de premier ordre, avec de nombreux insectivores et quelques carnivores qui peuvent néanmoins souvent se trouver aussi dans un niveau supérieur, prédateurs de prédateurs.

 

La cicindèle, Cicindela campestris, est un coléoptère que l’on peut voir courir, très rapide, le long des chemins, sur les talus bien exposés. Elle a de longues pattes et les taches ivoire, sur ses élytres (ailes supérieures des coléoptères) vertes lui offrent un camouflage efficace. Ses yeux sont énormes, toutes proportions gardées bien entendu, et son corps est couvert de soies sensorielles. Ajoutons des mandibules extrêmement puissantes, dentées, et nous avons le portrait d’un prédateur de choc. Même à l’état larvaire, les cicindèles sont des prédateurs efficaces. Cachées dans leur terrier, une petite galerie verticale dans le sol, les larves guettent leur proies, des petits insectes.

 

La mésange charbonnière, Parus major, est plutôt ubiquiste quant à sa nourriture. En hiver, c’est un hôte assidu des mangeoires où elle prélève des graines. En été, elle picore des fruits mais elle est aussi insectivore.

 

Quelle que soit leur place dans la pyramide alimentaire, tous dépendent des végétaux seuls capables, grâce à la merveilleuse chimie de la photosynthèse, de produire les éléments de base du réseau trophique.

Les prédateurs.

La plupart du temps, les animaux ont des régimes très variés et peuvent se situer à divers niveau d’une pyramide alimentaire.

 

L’écureuil roux, Sciurus vulgaris, est un rongeur et donc se situe au deuxième maillon de la chaîne. Cependant, il apprécie aussi de varier son menu avec des insectes ou des oisillons trouvés au nid et ainsi passe de consommateur de premier ordre à prédateur!

Le hérisson, Erinaceus europaeus, est un habitant des bois de feuillus, des parcs, des lisières aussi. Principalement insectivore, il peut aussi capturer des grenouilles ou des lézards, montant ainsi d’un étage dans la pyramide alimentaire.

 

  

Les super prédateurs sont des carnivores qui se situent tout en haut de la pyramide et n’ont donc pas de prédateurs. La plupart ne sont super prédateurs qu’une fois parvenus à l’âge adulte, les jeunes étant nettement plus menacés.

  

La buse variable, Buteo buteo, est un rapace très fréquent dans nos ardennes. Carnivore et charognard, elle chasse à l’affût, en vol ou perchée sur un piquet, sur un arbre. Son nid, nommé aire, est souvent bâti en lisière des forêts. En vol, sa silhouette lourde qui tournoie, tandis que retentissent ses cris si semblables à des miaulements plaintifs, est facile à reconnaître.

Le renard, Vulpes vulpes, est très carnivore. Cela ne l’empêche pas de manger des myrtilles! Parvenu à l’âge adulte, il n’a plus de prédateur, dans nos régions tout du moins.

Photo: Roger Herman

 

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