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Circuit 11 Borne n°01: le Domaine de Bérinzenne. |

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Un climat particulier. |
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Cette promenade est une invitation à découvrir différents milieux très particuliers. Si certains de ces habitats ne se trouvent, en Belgique, que sur le haut-plateau, ce n’est pas sans raisons. Pour comprendre, il faut remonter le temps, très loin. La géomorphologie, expliquée sur d’autres fiches, a déterminé le relief, la composition du sol et du sous-sol. Le résultat: un sol très pauvre, acide, gorgé d’eau par endroits, un plateau et un climat particulier.
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Le Plateau des Hautes Fagnes culmine à Botrange à 694m. Il s’étend de part et d’autre d’une ligne de crête avec Hocheit (600m) au nord-est et Spa-Malchamps (575m) au sud-ouest.
· Ce plateau est le premier obstacle que rencontrent les vents dominants, d’ouest, chargés d’humidité océanique. Cela signifie que l’air s’élève. Se refroidit. La vapeur d’eau se condense et c’est la naissance des pluies, neiges ou brouillards.
· La couverture végétale importante du plateau transpire et augmente encore l’humidité dans l’air.
· En transpirant, les végétaux consomment de l’énergie et la température diminue.
· L’altitude implique aussi une baisse des températures moyennes.
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C’est ainsi que l’on trouve, sur le plateau, un climat très humide et plus froid. Et des espèces, végétales et animales, caractéristiques des régions froides (boréales et montagnardes) mais aussi humides (atlantiques).
Le tableau ci-après reprend quelques maxima enregistrés à Elsenborn, sur 10 ans (1994-2003). La première ligne présente le nombre de jours d’enneigement par mois. La palme revient au mois de février 1996. La seconde donne la mesure de l’épaisseur de neige avec, en tête de classement, les mois de février 2003 et décembre 2001. Données fournies par L’IRM.
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Que ces données climatologiques ne vous effraient pas! Le plateau fagnard est beau, en toutes saisons!
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Vous avez dit humide ? |
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La norme moyenne annuelle des précipitations ici, à Spa-Malchamps, est de 1127 mm (pour 835 mm à Uccle et 1400 à Botrange). Au cours d’un demi siècle, de 1951 à 2003, les précipitations ont dépassé par 7 fois, les 1400 mm. Le record appartient à l’année 1966 avec 1601.7 mm, immédiatement suivie par 1965 avec 1536.6 mm. Dans le même laps de temps, les précipitations n’ont pas atteint les 900 mm/an au cours de 5 années et une seule fois, sont restées sous les 800 mm: 736.7 mm en 1976. Ensuite: 815.9 mm en 1975. Ainsi, à dix ans d’intervalle, on retrouve les deux années les plus sèches et les deux années les plus humides! Ces données proviennent de l’IRM.
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Ce tableau montre bien que nous ne sommes pas dans une région de moussons, avec des saisons de pluies bien marquées: en 2002 et 2003, septembre fut le mois le plus sec; en 1998 et 2001, le plus humide!
Il ressort aussi que, de 1998 à 2002, plusieurs années à fortes précipitations se sont succédées.
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Le caillebotis vous permet de traverser, à pieds secs, une prairie très humide, un bas marais. Les plantes caractéristiques de ce bas-marais sont le populage des marais, Caltha palustris, le myosotis des marais, Myosotis palustris, et le joncs diffus, Juncus effusus.
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