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Contrairement à la majeure partie des prairies du monde agricole, ce pré n’a pas reçu d’amendement important depuis des dizaines d’années. La composition chimique du sol n’a pas été modifiée. Le sol est pauvre en minéraux solubles, assimilables par les végétaux. Le cortège végétal de cet habitat est donc particulier, devenu peu fréquent depuis l’utilisation des engrais chimiques. Seules des plantes bien adaptées à un sol pauvre, souvent humide et à un climat rude peuvent croître ici. On va y retrouver notamment la tormentille, la flouve odorante, la centaurée noire, le gaillet du Harz, l’oseille sauvage, typiques des prés de fauche à caractère montagnard ou la véronique petit chêne, le lotier corniculé, le lychnis fleur de coucou, indicatrices des prairies maigres collinéennes.
Comme tout écosystème, il a cependant sa dynamique: sans intervention, la forêt se réinstallerait. La fauche élimine les régénérations de ligneux, c’est-à-dire les semis naturels d’arbres. Elle bloque donc l’écosystème dans son évolution et c’est là tout son intérêt.
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