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Circuit 11 Borne n°05: la lande sèche. |

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Un paysage semi-naturel. |
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La lande sèche est un paysage qui résulte des anciennes pratiques agro-pastorales et qui, sans gestion, évoluerait rapidement vers la forêt. Comment reconnaître l’habitat « lande sèche » ?
Et bien, il s’agit d’une… lande! Cela signifie qu’il n’y a pas ou peu d’arbres. Mais, par contre, les végétaux les plus caractéristiques sont tous des arbustes, de la famille des éricacées: la myrtille commune, la myrtille de loup, l’airelle et la callune. Essayons de les identifier, elles croissent toutes juste à côté de la borne.
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Souvent appelée bruyère, la callune, Calluna vulgaris, a de toutes petites feuilles opposées, imbriquées sur 4 rangs et persistantes. Elle atteint souvent 50 cm ici. Ses fleurs apparaissent en août et sont roses.
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L’airelle, Vaccinium vitis-idaea, est nettement plus petite. Ses feuilles, entières, sont persistantes, d’un beau vert luisant sur la face supérieure et coriaces. Les fleurs, roses ou blanches, sont groupées en grappe. Le fruit est rouge vif à maturité.
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La myrtille commune, Vaccinium myrtillus, a plus ou moins la même taille que la callune. Les tiges sont anguleuses et vertes. Les feuilles, caduques, sont vert vif. Les fleurs, souvent solitaires ou par paire, sont blanc verdâtre et donneront une baie noire pruinée de bleu présentant une chair rouge, à la saveur acidulée.
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La myrtille de loup, Vaccinium uliginosum plus grande, a des rameaux bruns ou grisâtres, cylindriques. Les feuilles, caduques, vert bleuâtre, surtout sur la face inférieure. Les fleurs sont groupées par 4 ou 5 et blanches ou roses. Le fruit est plus bleuté que celui de la myrtille commune. Sa chair est blanche et sans goût.
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L’airelle et la myrtille de loup sont des espèces boréo-montagnardes, c’est-à-dire croissant dans les régions froides de l’hémisphère nord ou en montagne. En Belgique, vous ne trouverez d’ailleurs la myrtille de loup qu’en Haute Ardenne, et encore, au-dessus de 500m d’altitude généralement.
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Reconnaître les plantes de la lande sèche est nécessaire lorsque l’on se promène en fagne. Cela permet d’éviter le risque d’avoir de l’eau dans ses bottes!
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Les habitants de la lande. |
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Devant vous, ces quatre plantes forment de grosses plages buissonnantes. Cette lande sèche, comme son nom l’indique, pousse sur les sols les plus secs de la fagne. Légèrement à votre gauche, en partant du principe que vous vous tenez face à la borne Natura 2000, une zone est exempte de ces plantes. Il s’agit d’une formation tourbeuse et nettement plus humide. Ce genre de terrain fangeux est à éviter. Nous en reparlerons.
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Qui dit habitat dit aussi habitants. Dans la lande sèche, vivent de petits rongeurs comme le campagnol agreste, le mulot sylvestre ou le mulot à collier et leurs prédateurs: hermine, belette, putois et renard. Les oiseaux sont nombreux aussi à y trouver gîte et couvert: la fauvette des jardins, l’accenteur mouchet, le pouillot fitis, le pipit farlouse et le traquet pâtre, notamment.
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En poursuivant la promenade, essayez de localiser les plages de landes sèches en repérant les buissons de myrtilles, airelles et callunes. Vous allez suivre un caillebotis, passerelle en bois, et passer devant quelques panneaux didactiques qui expliquent certains aspects du paysage. Peu après la lithalse (un panneau vous décrit cette formation, appelée palse jusqu’il y a peu), vous aurez, à votre gauche, une zone tourbeuse particulièrement humide. En juillet, vous pouvez y voir une superbe fleur jaune: la narthécie.
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La narthécie ossifrage, Narthecium ossifragum, appartient à la famille des liliacées. Les gens de la région n’avaient pas besoin d’être botanistes pour faire le rapprochement entre cette fleur et celles de sa famille. Son nom de « Lis dès fagnes » en témoigne. Sa présence les renseignait aussi sur la nature du sol: elle était l’indice d’un endroit marécageux, « d’one poûrie fagne ». Et effectivement, la narthécie pousse aux endroits saturés d’eau: bas-marais tourbeux ou tourbières gorgées d’eau, zones de suintement.
Son nom d’espèce semble indiquer que la consommation de cette plante fragilise les os. Mais il s’agit plutôt du risque de fracture que la traversée des marécages où elle croît engendre.
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