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Circuit 11 Borne n°18: l’allée du champ de Tir. |

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Natura 2000 et l’homme. |
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Autour de vous, plusieurs habitats Natura 2000. Devant la borne, une chênaie. Derrière vous, de l’autre côté de l’allée, Malchamps avec, masquant tous les habitats des landes et tourbières, une boulaie. Que demande l’Europe? Que doit faire l’homme, qu’il soit propriétaire, gestionnaire ou simple utilisateur?
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Dans la majeure partie des cas, Natura 2000 demande simplement le maintien du site. Cela signifie que les activités aussi bien sylvicoles que cynégétiques ou touristiques peuvent y être maintenues. Si la chênaie est intégrée au réseau Natura 2000, c’est parce que ce type de chênaie est devenu rare. Il est simplement demandé au gestionnaire de maintenir la chênaie en place, de ne pas l’abattre pour planter des épicéas ou autres essences non-indigènes. Un plan de gestion sera élaboré. Il pourrait contenir des mesures de gestions spécifiques telles que garder des îlots de vieillissement, aider à la régénération naturelle du chêne… L’emploi du conditionnel est voulu: ces plans de gestions ne seront élaborés que lorsqu’un inventaire précis du site aura été fait. Cet inventaire, ces arrêtés de désignation, sont en cours d’élaboration cette année 2005. C’est un travail énorme, indispensable à une bonne gestion de ces sites.
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En fagne, c’est la même chose. Pas question d’en interdire l’accès. Les promeneurs y sont les bienvenus. Mais on veillera au maintien des différents habitats. Certains habitats pourraient bénéficier de mesures de restauration lorsque celle-ci est réalisable. Seules les activités humaines qui nuisent aux sites Natura 2000 seront bannies. Plus question d’enrésiner, de drainer, de remblayer ou de combler ces milieux.
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Natura 2000 est le réseau écologique « humain admis », l’assurance de préserver ces paysages que vous aimez.
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Une forêt accueillante. |
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Regardez la forêt, devant vous : il s’y trouve des arbres de tailles et d’âges différents, un riche sous-bois avec des arbrisseaux tels que les myrtilles et des plantes herbacées. Une telle forêt favorise la bio-diversité, aussi bien au niveau de ce que vous voyez, directement (les végétaux), qu’au point de vue des animaux qui, au cours de leur cycle journalier ou annuel, exploitent ce milieu: il y a ceux qui viennent s’y nourrir, comme la martre peut-être qui, très frugivore, apprécie les myrtilles; ceux qui s’y reproduisent; ceux qui y hibernent, profitant des cavités dans les vieux arbres. Et puis il y a le sous-sol, invisible, mais qui est aussi un milieu de vie: de nombreuses larves d’insectes y passeront l’hiver. D’autres invertébrés y vivent en permanence.
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Un tel milieu, varié, riche en proies potentielles, favorise bien entendu les prédateurs. Dans les oiseaux, certains rapaces nocturnes ou rapaces diurnes vivent en forêt mais ils chassent à la lisière, dans les larges allées, dans les terrains découverts à proximité.
Les rapaces ne chassent pas n’importe quelle proie: il faut que celle-ci leur apporte suffisamment de calories pour compenser l’énergie dépensée à la capture. Ils vont donc chasser bien en deçà de leurs capacités, préférant les proies faciles, nutritives. Les rongeurs représentent ces proies idéales par leur nombre, leur digestibilité (les insectes sont nettement plus indigestes) et leur valeur nutritive. Les oiseaux de proie jouent ainsi un rôle très important dans la régulation des micro-mammifères. Ceux-ci, lorsque leur densité est trop élevée, peuvent occasionner de sérieux dégâts aux cultures et aux jeunes plantations sylvicoles. Il est très fréquent d’observer des postes d’affût, disposés par l’homme à l’intention des rapaces, dans ces plantations. L’homme favorise ainsi ces précieux alliers. Ce n’est hélas pas encore une généralité. Longtemps considérés comme « nuisibles », les rapaces ont été victimes de persécutions. Pourtant, la prédation existe à tous les niveaux du monde vivant. C’est par elle que se transmet l’énergie. Paul Géroudet résume bien ceci en écrivant: « Il faut saluer les rapaces comme les signes vivants d’une nature riche et saine ».
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